La forêt comestible : une voie vers l’autosuffisance alimentaire - La pépinière de la solidarité internationale

La forêt comestible : une voie vers l’autosuffisance alimentaire

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Avancement de la collecte
Collectés
530 €
Objectif
2365 €
Donateurs
21
Jours restants
7
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« Pour que les paysan.ne.s rwandais.ses cheminent vers l’autonomie, mettons à profit la complémentarité essentielle entre arbres et cultures. »

LE PROJET EN UN COUP D'ŒIL

Au cours du printemps, Duhamic-Adri et Adenya, deux associations rwandaises œuvrant à la promotion et au développement d’une agriculture paysanne durable, accueilleront Antoine pendant 6 semaines.
Dans le cadre du programme « RECASE-Tuzamukane » lancé en 2017 par Frères des Hommes et ses partenaires rwandais, Antoine effectuera des échanges avec les paysans sur des pratiques agricoles résilientes basées, entre autres, sur la polyculture et le « non travail » du sol.
Pour rendre concrètes toutes ces discussions, ils créeront ensemble des buttes de cultures sur 3 sites d’interventions de ce programme et ils entameront la conception et la réalisation de forêts comestibles, permettant ainsi de présenter cette méthode d’agriculture aux paysans de la région.
L’immense majorité des terres « aspirent » à devenir des forêts. L’idée de la forêt comestible est d’utiliser la force de la nature qui tend vers la forêt tout en lui proposant des arbres et autres plantes dont nous pourrons consommer les fruits, les feuilles ou les tubercules. Ainsi nous essayons de travailler avec la nature plutôt que contre elle !

LES PROTAGONISTES

 Antoine Plissonneau
Antoine Plissonneau

A la suite d’études agricoles en "gestion forestière" et en « aménagement du territoire », Antoine est aujourd’hui technicien forestier. Après une longue réflexion sur le sens qu’il voulait donner à sa vie et à sa place dans la société, il a décidé de s’engager pour mener des actions concrètes, apprendre et transmettre des connaissances. Il est particulièrement sensible à l’appauvrissement de la biodiversité et aux conséquences des problématiques écologiques en général. Il attend de son action solidaire de découvrir et d’apprendre sur de nouvelles cultures paysannes avec les populations. Il souhaite aussi partager autour de l’engagement social et s’enrichir des rencontres qu’il fera avec les populations. Pour Antoine l’engagement solidaire c’est l’échange, le partage et l’expérience du faire ensemble.

Emmanuelle Bourdeau
Emmanuelle Bourdeau

Pour Emmanuelle Bourdeau, responsable du service des sports à la mairie de Saint-Herblain, la solidarité internationale est « un échange entre différentes populations », grâce auquel « on réfléchit sur la manière d’aider ces populations tout en tirant des enseignements de leur part ». Cette définition, elle se l’est forgée à travers plusieurs volontariats à l’étranger, dont un de deux ans au Burkina Faso qu’elle considère comme le point de départ de son engagement. Souhaitant donner de la continuité à cette expérience, elle devient tutrice au sein la Pépinière, séduite par « l’accompagnement du Pépin avant son départ et après son retour ». Elle considère qu’il est tout aussi important « de l’aider à bien partir et pour de bonnes raisons » que de « valoriser ce qu’il a réalisé » une fois de retour.

 Duhamic-Adri et Adenya
Duhamic-Adri et Adenya

L’Association pour le Développement de Nyabimata fut fondée en 1982, notamment avec l’appui de Frères des Hommes. Elle intervient, comme son nom l’indique, dans la zone autour du village de Nyabimata, dans le district de Nyaruguru, une de régions les plus pauvres et les plus enclavées du Rwanda. Duhamic-Adri a été créée en 1979. L’association intervient dans tout le Rwanda, et plus particulièrement dans les provinces du Sud, Nord et Ouest ainsi que dans la capitale Kigali où se trouve son siège.

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Contexte

Au Rwanda, 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté dont la majorité sont des familles paysannes très nombreuses dans le pays. Ces familles cultivent difficilement de quoi se nourrir au quotidien. Les parcelles sont en effet rares et de petite taille (moins de 0.25 ha) du fait de la densité de population qui est l’une des plus élevée au monde.
Les aléas climatiques et le relief accidenté du pays rendent également la culture des terres difficiles.
C’est dans ce contexte que Duhamic Adri et Adenya accompagnent les familles paysannes en leur proposant des formations sur l’agroécologie et en les aidant à s’organiser en collectif.

Activités

  • Semaine 1 : Arrivée à Kigali, découverte des 3 sites d’interventions choisis et rencontre avec leurs animateurs.
  • Semaine 2 : Semaine d’échanges avec les paysans sur les thématiques suivantes : la polyculture, la culture sur buttes et la forêt comestible. Des échanges qui se concrétiseront par la création de fiches techniques sur ces méthodes agro-écologiques.
  • Semaines 3, 4 et 5 (une semaine par site) : Mise en place des buttes de cultures et conception des parcelles en forêts comestibles, avec la réalisation des premières plantations.
  • Semaine 6 : Semaine de debriefing avec les animateurs et les paysans. Réflexions sur la meilleure façon d’utiliser ces parcelles comme sites de présentation pour la diffusion de ces méthodes agricoles durables.

Acteurs et actrices

Les paysannes et paysans des districts où le projet est mis en oeuvre :

  • Zone de Huye constituée par 2 secteurs : Maraba et Kigoma
  • Zone de Nyaruguru Est constituée par 3 secteurs administratifs : Nyagisozi, Cyahinda et Rusenge
  • Zone Nyaruguru Ouest constituée par 3 Secteurs administratifs : Nyabimata, Muganza et Kivu

Budget

3 168 € dont 2 365 € financés par la page personnelle de collecte en ligne