"Ils ont su transmettre, ils avaient les bons mots" - La pépinière de la solidarité internationale

"Ils ont su transmettre, ils avaient les bons mots"

Mercredi au soir, 4 étudiants de la licence professionnelle « chargé.e de projet de solidarité internationale et développement durable » de Bordeaux ont organisé un évènement de présentation de la Pépinière. L’équipe locale est présente, je suis allé voir ce qu’il en était.

"Entouré d’une quarantaine de personnes, je suis dans un bar bordelais qui possède une salle à l’étage permettant d’accueillir de petites conférences, souvent autour de la notion de solidarité. Les discussions battent leur plein, tandis que je reconnais Catherine André et Ophélie Conrad deux tutrices rencontrées la semaine précédente lors d’une formation sur le genre. J’aperçois également Jean-Luc Pelletier, le coordinateur de l’équipe de Bordeaux, ainsi que Victor Denervaud, Ambre Sorgato et Peio Arruat, d’anciens Pépins, et Sarah Meyer, Pépin sur le départ pour l’Indonésie. Une importante partie de l’équipe de Bordeaux est donc présente pour promouvoir à chaque étape le dispositif de la Pépinière, et en discuter avec les curieux de l’université ou de l’extérieur.

Pas besoin d’être un expert en agronomie

Alors que les derniers s’installent, Ophélie explique en quoi consiste la Pépinière : un espace d’accueil accessible à tous et toutes qui ne nécessite pas d’être un expert en agronomie pour par exemple partir au Sénégal. Pas besoin non plus d’avoir 15 ans d’expérience dans la solidarité internationale pour devenir un tuteur. C’est avant tout une affaire d’engagement et de partage de valeurs. « Le tuteur va suivre le projet de son pépin du début à la fin, de l’idée à sa conception et à sa valorisation une fois de retour pour donner à d’autres personnes l’envie de s’investir.  » Ce soir en est un exemple probant. Jean-Luc poursuit en mettant l’accent sur l’aspect historique de Frères des Hommes, qui lui semble pertinent pour bien comprendre « l’état d’esprit dans lequel on est maintenant » et montrer que l’évolution de l’engagement peut être vecteur de transformations sociales majeures.

Des campements du mouvement des sans terre aux paysans indonésiens

C’est ensuite au tour des pépins. Déjà partis ou prête à partir, ils comparent leurs expériences et les partage au public attentif. Des campements du mouvement des sans terre au Brésil (« qui se bat pour redistribuer les terres improductives, où l’environnement n’est pas respecté et le travail illégal », où se sont rendus Ambre et Victor pour apprendre et aider) au «  recensement des pratiques écologiques » que Sarah va produire en Indonésie avec KPA pour « mettre en lien, partager ces connaissances et proposer un engagement aux paysans dans cette démarche-là » en passant par Peio, le « rêveurlutionnaire », qui eut « pour mission de devenir ami avec les paysans  » de KPA aussi pour « aider à la mise en place d’un village de la réforme agraire. » Les histoires et apprentissages sont riches, l’audience captivée.
Les groupes explosent, se mélangent, le partage d’expériences et d’envies nourrit l’ambiance de la soirée.

Une vraie ferveur sur les réformes sociales et agraires

Je trouve Coline, une des organisatrices : « On a organisé l’évènement de ce soir pour promouvoir la Pépinière de la solidarité internationale et permettre à des gens qui ne sont pas forcément sensibilisés à la thématique d’y être confrontés et de savoir de quoi on parle et pourquoi on fait ça, dans un cadre assez informel où l’on peut partager à ce sujet-là. On avait le choix entre plusieurs projets tutorés et je me suis directement tournée vers celui de la Pépinière de Frères des Hommes, car c’est Catherine André et Jean Luc Pelletier qui le présentaient, et Jean Luc a une vraie ferveur sur les réformes sociales et agraires, le droit à la terre, du coup je n’ai pas hésité, je suis directement partie vers eux. Ils ont su transmettre, ils avaient les bons mots. » Elle est très satisfaite de l’évènement de ce soir car « il y a beaucoup de gens de la licence, mais aussi beaucoup de gens de l’extérieur. Je suis contente de voir que ça intéresse des gens et qu’ils ne se soient pas tous tournés seulement vers les étudiants-anciens pépins mais vers tous les acteurs de la Pépinière, je pense qu’il y en pas mal qui pourraient être de futurs porteurs de projet. »"

Hugo Corbé
Chargé de communication
Pépinière de la solidarité internationale

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