L'eau : le « bien commun » de moins en moins commun - La pépinière de la solidarité internationale

L’eau : le « bien commun » de moins en moins commun

Pauline Morelon et Clément Locquet présentaient à Paris leur projet de solidarité qui met la thématique de l’eau au centre de leur action. La Pépinière les accompagne tout le long de leur projet. Départ prévu en 2017.

« Qu’est-ce que les populations en Afrique, en Asie, aux Etats Unis ou en Amérique Latine, ont en commun ? C’est l’eau ». Clément Locquet, fondateur avec Pauline Morelon de l’association Water Around The World (WaW), n’a pas tort. C’est pour cette raison que le jeune couple de 26 ans a organisé à Paris un ciné-débat à partir du film « Capital », pour sensibiliser sur les problématiques autour de l’eau et présenter leur projet de solidarité.

Ces deux jeunes font partie d’une génération sans barrières géographiques et « en quête de sens ». Eux, l’ont trouvé dans la solidarité. Juristes de formation, ils travaillent actuellement dans le domaine de la santé et de l’humanitaire. Ils commencent à réfléchir au projet pendant l’été 2015 et en octobre ils ont crée l’association WaW. Pour eux, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est le moteur d’un « cercle vertueux » capable d’entrainer l’application de tous les autres droits. A partir de ce constat ils vont parcourir 22 pays sur trois continents en 18 mois pour donner de la visibilité aux ONG locales qui travaillent pour l’accès à l’eau, en réalisant des articles et des vidéos. A la rentrée ils espèrent pouvoir devenir des intermédiaires pour les différents acteurs rencontrés, pour qu’ils puissent échanger et réfléchir ensemble aux alternatives.

Le sujet de la soirée et du documentaire bien sûr c’est l’eau, l’eau dans toutes ses formes et usages. L’eau en tant que produit de luxe qui devient la profession de « water sommeliers » et l’attraction principale des bars à eau. L’eau bénite pour « guérir », provenant des sources de Lourdes ou de Fatima, faite marchandise d’un commerce rentable. L’eau potable pour survivre, manquante dans les bidonvilles du Sud mais étonnamment aussi à Berlin.

Les questions du public, une vingtaine de personnes, reflètent des préoccupations légitimes : Est-ce que la comparaison entre une capitale du Nord et des pays du Sud est légitime ? Est-ce qu’il faut parler de l’eau, n’importe quel moyen ?

Frères des Hommes est l’un des cinq partenaires de WaW et l’accompagne dans le cadre de la Pépinière de la solidarité Internationale depuis le début. « C’est la première ONG qui nous a fait confiance » affirme le couple. Ils sont aussi accompagnés par Eléonore Kubik, leur tutrice depuis février : « Ils sont très organisés et méthodiques (…) ils gèrent cela vraiment bien ! D’ailleurs couvrir tant de pays et partir aussi longtemps, je les trouve très courageux ».

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