« Le changement social commence par l'individu » - La pépinière de la solidarité internationale

« Le changement social commence par l’individu »

Seconde partie de l’interview de Marine Pirodeau, tutrice au sein de l’équipe de Paris. Elle y partage sa vision du changement social et nous explique comment les projets portés par les Pépins peuvent y contribuer.

D’après toi, en quoi la réalisation des projets portés par les Pépins participent à un changement social plus global ?

Je pense que le changement social commence par l’individu. C’est un travail de longue haleine. En France, les préoccupations sont nombreuses et chacun est dans sa bulle à cause de sa situation individuelle, des problèmes économiques… et finalement, on a du mal à penser de manière globale, et de réaliser que les actions faites en France peuvent avoir de l’impact à l’étranger. Je pense que c’est important de sensibiliser les personnes individuellement, même si cela prend du temps. Une personne sensibilisée pourra ensuite toucher 10 personnes de son entourage, et ainsi de suite. C’est vraiment la bonne manière à mes yeux. Estelle et Mathilde [1] nous ont montré comment les phases de restitution et de valorisation du projet du Pépin ont eu de l’effet sur les proches qui ont financé le projet. Cela peut les pousser à s’investir au quotidien, que ce soit dans le développement durable ou dans la générosité.

En quoi créer du lien entre les Pépins, les tuteurs, et les partenaires à l’étranger est important pour toi ?

Je pense qu’on ne peut pas faire des projets de solidarité sans connaître le terrain. On a une image en tant que français de ce qu’il se passe dans tel ou tel pays, mais on ne sait pas exactement ce que la population locale vit chaque jour ou encore quels moyens mettre en œuvre. Certes on peut amener certaines idées, mais cela ne peut pas se faire sans les parties prenantes. Pour qu’un projet fonctionne, il faut que cela englobe tous les acteurs concernés.

Que t’évoques la relation entre le Pépin, le tuteur et le partenaire à l’étranger ?

Au-delà du projet, ce sont des relations humaines qui vont se créer et qui peuvent se découpler sur d’autres projets. C’est surtout le cas entre le Pépin et le partenaire qui vont être amenés à travailler ensemble, à échanger sur leur vie. Le projet est le début de relations futures.

[1Respectivement coordinatrice et animatrice de la Pépinière

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