« Pour que le travail soit vraiment fait main dans la main » - La pépinière de la solidarité internationale

« Pour que le travail soit vraiment fait main dans la main »

Célia Leturque vient d’intégrer la Pépinière. Son projet, qui se dessine peu à peu est à la croisée de plusieurs routes : la remise en question de son projet professionnel, la lutte pour les droits des enfants au Cambodge et au Vietnam et son envie de citoyenneté. Elle nous raconte.

Est-ce que tu peux te présenter ? Ton parcours ?

Je m’appelle Célia Leturque, j’ai fait une formation marketing en école de commerce puis j’ai travaillé dans un grand groupe pendant 3 ans. Très vite je me suis rendue compte que je me voyais pas du tout faire carrière dans ce type d’entreprise là. Je me sentais vraiment désengagée dans mon travail au quotidien. Très vite j’ai remis en perspective mon projet professionnel et je me suis rendue compte que j’avais envie de mettre mes compétences au service d’un projet à impact positif et en lien avec mes valeurs, d’évoluer vers l’économie sociale et solidaire tout simplement.

D’où te vient cette envie de projet solidaire ?

Je voulais me familiariser avec le domaine associatif, en savoir un peu plus, l’autre raison est que ma mère est cambodgienne et mon père français, donc j’ai été élevée avec la culture cambodgienne. J’y suis déjà allée une première fois en sac à dos pour découvrir le pays, et j’y suis retournée cet été pour une mission de solidarité pendant 2 mois. C’est un pays que je porte vraiment dans mon cœur, en voyageant là-bas je me suis vite rendue compte que les droits des enfants n’étaient pas respectés. Les enfants là-bas sont perçus comme une main d’oeuvre capable de travailler et rapporter de l’argent à la famille.
Une fois que j’avais vu ça c’était très compliqué de fermer les yeux dessus. Je me suis toujours dis, quand ma situation personnelle me le permettra, je m’investirai dans un projet qui lutte contre ce fléau. Et en fait j’ai rencontré une fille dans mon ancienne entreprise qui maintenant est une de mes amies. Elle s’appelle Marine et est franco-vietnamienne, très vite on a partagé la passion de l’Asie du Sud-Est ensemble, ça nous a pas mal rapproché. On a été touché par la population locale, on se rend compte qu’il y a des dysfonctionnements par rapport aux droits des enfants, du coup on a décidé de monter un projet ensemble.

Tu as déjà une expérience de solidarité internationale ?

J’ai réalisé cette mission au Cambodge à un moment où j’avais vraiment à cœur de partir sur le terrain, et j’ai profité d’une fin de contrat en CDD pour le faire. Elle a duré deux mois. J’ai fait des recherches par moi-même et je voulais vraiment que ça porte sur la lutte contre l’exploitation des enfants. J’ai trouvé une petite association basée à Battambang, à 7h à peu près de Phnom Penh. C’est une association qui lutte contre le trafic d’enfants en leur donnant accès à l’éducation et à des formation professionnelle.

Qu’est-ce que c’est la solidarité internationale pour toi ?

Pour moi la solidarité internationale c’est apporter sa pierre à l’édifice, essayer d’aider à son niveau à résoudre un défi social, ça dépend de quel projet tu décides de monter, mais c’est vraiment faire quelque chose à son niveau. Sans que ça te concerne directement, qui te touche quoi.

Comment tu as connu Frères des Hommes et la pépinière ?

Frères des Hommes et la Pépinière, c’est une amie qui m’en avait parlé. Comme moi elle remet beaucoup sa situation professionnelle en question et était intéressée par l’idée de projet citoyen, quelque part c’est une initiative citoyenne. Du coup elle s’était renseignée sur Frères des Hommes, elle m’en a parlé puis je suis venue à la réunion d’informations. On nous a présenté la pépinière, les valeurs de Frères des Hommes, ce jour-là j’ai compris que le Pépin ne devait pas seulement venir avec son idée de projet mais il fallait vraiment que Frères des Hommes se retrouve dans les valeurs du projet, pour que le travail soit vraiment fait main dans la main.

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