« Un engagement réel pour concrétiser les valeurs que je défends » - La pépinière de la solidarité internationale

« Un engagement réel pour concrétiser les valeurs que je défends »

Ana Lagarrigue (située à gauche sur la photo), Pépin depuis peu et accompagnée par Ophélie Tran et Marie-Agathe Widlöcher de l’équipe de Bordeaux, souhaite réaliser un projet portant sur la promotion des droits des femmes au Pérou avec l’organisation Cenca. Dans cette interview, elle nous dévoile les causes profondes de son engagement.

Pour commencer, pourrais-tu nous en dire plus sur toi sous la forme d’un portrait chinois ? Tout d’abord, si tu étais un personnage historique, lequel serais-tu ?

Sans hésiter je serais Simone Veil. Pour la femme qu’elle était, pour les combats qu’elle a menés, le statut qu’elle a obtenu alors qu’elle a eu une enfance très compliquée. C’est une femme qui a énormément de mérite et que j’admire vraiment.

Un style de musique ?

Si je ne devais qu’écouter qu’un style, ce serait le jazz. C’est très riche musicalement parlant, les instruments sont extraordinaires. J’admire Ella Fitzgerald par exemple. En plus, le jazz peut s’écouter quand on est heureux, quand on est trist… un peu tout le temps en fait !

Une valeur ?

La tolérance. C’est une des valeurs les plus importantes à mes yeux. Que ce soit par rapport aux rapports humains, à l’acceptation de l’autre, ou encore au regard du multiculturalisme qui est enrichissant à tout point de vue.

Quel a été le déclic qui t’a orienté vers la solidarité internationale ?

La solidarité, au même titre que la tolérance, est une valeur profondément humaine, qui améliore les rapports sociaux. Je trouve que l’on est dans une société très individualiste et j’ai décidé de m’investir dans la solidarité internationale pour prendre cette tendance à contre-pied.

Qu’est-ce que représente l’engagement solidaire pour toi ?

C’est la concrétisation des valeurs que je défends. C’est un engagement réel, qui ne se traduit pas seulement par des paroles.

Quelles sont tes attentes à travers ton engagement ?

En premier lieu, c’est la découverte de ce milieu. Je n’avais jamais été dans une association auparavant. Ensuite, c’est d’évoluer, de voir ce que l’on peut faire dans ce milieu car à l’origine, je n’avais pas forcément beaucoup de connaissances sur la solidarité internationale. Enfin, c’est également de se rendre compte de tous les moyens que l’on a à porter de main pour agir par rapport à des valeurs que l’on veut défendre, même si on est jeune et que l’on n’a pas d’expérience ou de contact dans ce domaine.

Comment as-tu connu la Pépinière et qu’est-ce qui t’as donné l’envie de la rejoindre ?

Il y a quelques mois, je n’avais pas conscience que l’on pouvait s’investir dans la solidarité internationale aussi facilement. En cherchant un peu, j’ai trouvé la Pépinière sur le site de la mairie de Bordeaux. C’est surtout quand je suis tombé sur le projet qui a été réalisé en Inde (En Avant Toutes) sur la défense des droits des femmes en Inde qui a été le déclic pour rejoindre la Pépinière. C’est exactement ce que je souhaite faire. Si j’ai choisi Simone Veil comme personnage historique, c’est parce que je suis très sensible à cette thématique. Le projet que je souhaite réaliser porte justement sur la promotion des droits des femmes et leur place au sein de la société.

Quels savoir-être penses-tu mobiliser pour réaliser ton projet ?

Je ne suis encore jamais allé sur le terrain, mais je pense qu’être à l’écoute est central. Il ne faut pas arriver avec une idée en tête et vouloir l’imposer coûte que coûte. Pour que le projet soit une réussite, il faut qu’il soit co-construit avec les populations concernées. Il faut aussi pouvoir se mettre à leur place, notamment en s’informant sur leur culture, sur l’histoire du pays, sur la situation actuelle… La place de l’autre est très importante, et c’est pour cela qu’il faut tout d’abord les écouter pour que le projet soit une réussite.

Tu as participé aux Journées AVEC 2019. Qu’est-ce que cet événement t’as apporté ?

C’était un moment très important. Avec Julie (le second Pépin du projet), on a rencontré notre partenaire (Davis, Cenca). On a également rencontré d’autres Pépins. J’ai trouvé cela super bien, car au-delà de la construction du projet, cela permet de voir la communauté que l’on forme et c’est enthousiasmant, c’est encourageant de voir qu’on est plusieurs à s’investir de la sorte, de voir cette dynamique.

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